Sound-system tokyoïte

May 18, 2015

Contrairement à Paris, il existe des bars 100 pour 100 reggae à Tokyo. Contrairement à Paris, ces bars possèdent des sonos dignes des sounds-systems jamaïcains, qui te font vibrer à l’intérieur de ton petit corps et sentir la musique autrement. Contrairement à Paris, on peut trouver quasiment un évènement reggae par soir. C’est une petite scène, mais c’est pointu ! Où l’on remarque qu’il y a des modes en terme de sélection : les Japonais jouent les mêmes riddims que les Français, mais les hit tunes ne sont pas les mêmes (ce moment où je perds mes lecteurs non-reggaephiles :-p) ! ! Au début tu es assez déboussolé au milieu de tous ces Japonais qui connaissent si bien le reggae : juste après, tu te dis que tu dois leur faire exactement le même effet ! Lors de mon premier séjour en Jamaïque, j’ai croisé bien plus de Japonais que d‘Européens (dans les studios, dans les concours de dancehall queens). Quand on y pense, c’est quand même étrange : les Japonais ne parlent pas du tout anglais, alors le patois jamaïcain ! Et puis, tu ne peux pas faire cultures plus opposées  que  celle des Jamaïcains et celle des Japonais. Mais ça doit justement être ça qui les attirent ! Les Japonais KIFFENT le reggae (et si tu me crois toujours pas, tu peux regarder ça pour t’en convaincre ! ;-))

 

En six jours à Tokyo, nous avons fait 3 soirées, 3 endroits pour 3 vibes différentes.

 

D’abord le Garam, en plein cœur du quartier animé de Shinjuku. Si vous ne le  trouvez pas, levez la tête, le Garam est au cinquième étage. Ce club de poche 100 pour 100 reggae a dédié un mur entier à son sound-system : la qualité et la puissance sont là. Niveau déco, c’est industriel et minimaliste. N’y allez pas avant minuit !

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi soir, rendez vous au Fetti, un club urbain dans le quartier chic de Roppongi. Ici, l’ambiance est plus dancehall, et les filles sont de sortie ! Robes sexy et colorées, bijoux bling, make up outrancier et faux ongles fluo côtoient des employés de bureau fan de Chronixx et des membres de la communauté africaine (assez conséquente !) venu s’ambiancer. C’est cosmopolite et bon enfant, mais ça chante quand même des chichiman tunes, sans certitude de leur compréhension des lyrics.

 

 

 

 

 

Samedi soir, dernière soirée dans le plus ancien et le plus connu des clubs reggae de Tokyo, non loin de Shinjuku : l’Open. Ce sous-sol contient lui aussi son mur d’enceintes qui crachent des classiques et du rub-a -dub, entrecoupés de live d’artistes locaux. Déco sympa, personnel souriant, bonne sélection, ça a été mon préféré des trois ! En trois soirées, on a croisé plusieurs fois les mêmes têtes, preuve que c’est un petit mouvement… mais un mouvement constant, Reggae music to di worllld :-) !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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